Villa Arson

ART et TERRAIN

C’est à partir de l’existant qu’émerge mon terrain de recherche. Souvent là où il y a un déficit ou une saturation de représentations. Comment le trouver ce « terrain », c’est-à-dire l’endroit où enquêter ; faut-il le construire ou est-il déjà présent ? Comment y accéder ? Faut-il le négocier ? Avec qui ? Avec quoi ? Sous quelles conditions ? Le terrain est en somme une production qui implique des transactions et des arbitrages, des sources premières et l’élaboration d’un vaste tissu de relations établies qui, déjà, relèvent de l’enquête. C’est donc aussi une affaire d’ancrage, un ancrage personnel et matériel à construire et à bricoler, qui fournira la première strate de nos collectes..

Il semble important de commencer par une immersion afin de concevoir et d’appréhender ce qui constitue ce lieu. A Nice j’ai cherché pendant quelques mois où travailler, les communautés, les politiques, les lieux comme le M.I.N ou le stade de Foot Allianz?

Pour révéler des relations complexes situées aussi bien du côté des acteurs humains et non-humains que du côté des traces d’activité conduisant à d’autres entités, il faut fouiller. Un signe, des indices, des fragments ? C’est ainsi, en révélant l’existence d’alternatives possibles, en cherchant à construire un avenir se situant hors des schémas habituels et interagissant avec les environnements, que  l’expérience du terrain devient passionnant.