Doctorat EHESS

sous la direction de Brigitte Derlon

Comment construire une politique sur l’attention que l’on porte au commun?
Parce que l’art n’est en aucun cas une activité socialement autonome, nous nous intéresserons à un art en situation. C’est en infiltrant le réel que l’art est capable de se renouveler et de le renouveler. Il devient alors indissociable de son contexte. L’art sur le terrain devient une action politique. De la politique culturelle, aux programmes de rénovations urbaines, associations culturelles, ou provenant d’initiatives d’artistes on voit l’apparition d’un art capable d’inventer avec une méthode toute particulière, politique certainement, par un travail collectif, colaboratif, contributif, des nouvelles formes de commun. Quelles formes prennent ses pratiques, qui le produit et comment pouvons nous les évaluer dans le temps? Nous partons donc du constat que les territoires et les sociétés en train de muter favorisent l’apparition de nouvelles formes de co-production entre les territoires, des nouveaux producteurs et les artistes. De nombreux projets cherchent à transformer la coproduction des savoirs en œuvre. Qu’est ce qui relie les gens avec des projets? et pourquoi vouloir faire des liens? Cet art correspondrait-il le mieux à notre ère culturelle et politique? Le champs de l’art évoluant concomitamment avec celui de l’urbanisme, du paysage, de l’aménagement des territoires, on voit alors naitre des nouveaux enjeux qui se jouent à l’endroit de la collaboration, du dialogue de la mutualisation des connaissances. Comment s’articule l’artistique et les différentes politiques (rénovation urbaine, institutionnelles…) Méthodologie des uns et des autres, quels outils sont convoqués? Que produit l’art quand il est au contact des territoires ? Ce que produit le passage des artistes sur les territoires et comment nous pouvons l’évaluer ?