Caza D’oro

Orior / Ann Guillaume a cherché pendant sa résidence à la Caza D’oro à montrer combien notre vision de l’histoire, et plus précisément celle de l’art à l’époque de la préhistoire a évolué depuis la fin du 19e siècle. Contradictoires, changeantes, révisées, dans un mouvement constant, les raisons de la création artistique continuent d’interroger. Comment faut-il interpréter les traces des civilisations depuis longtemps disparues : avec prudence, passions, visions, désirs…. ? Si une représentation gravée ou peinte sur la paroi peut signifier « un avertissement, raconter une histoire profane ou sacrée, pérenniser de hauts faits réels ou mythiques, n’avoir d’autre rôle que la manifestation ou l’affirmation d’une présence individuelle ou collective, ou s’adresser aux divinités afin d’établir un lien entre la nature et l’homme ». On peut dire que les points de vue varient selon les époques. L’interprétation de l’histoire est alors question de subjectivité, de croyances, de modes autant que de techniques. Toutes les pièces réalisées font référence à la notion d’origine : origine du monde, de l’Homme, de l’art et de sa forme, du désir, du vouloir dire.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer