DOCTORAT Arts&Sciences

I CAN SWIM HOME

Doctorat entre la Villa Arson et l’Université Nice côté d’Azur (UCA)

Une exposition 23 Mars – Un atelier séminaire 29 mars – un film Mars-Novembre

Parce que l’art n’est, en aucun cas, une activité socialement autonome, il sera question d’un art « en situation ». C’est en infiltrant le réel que l’art est capable de se renouveler. Il devient alors indissociable de son contexte. On peut considérer, avec cette pratique, que l’artiste devient un coproducteur. C’est ce qui me permet de proposer de nouvelles formes d’art politiques.

Comment construire une politique sur l’attention que l’on porte au commun? Parce que l’art n’est en aucun cas une activité socialement autonome, nous nous intéresserons à un art en situation. C’est en infiltrant le réel que l’art est capable de se renouveler et de le renouveler. Il devient alors indissociable de son contexte. L’art sur le terrain devient une action politique. De la politique culturelle, aux programmes de rénovations urbaines, associations culturelles, ou provenant d’initiatives d’artistes on voit l’apparition d’un art capable d’inventer avec une méthode toute particulière, politique certainement, par un travail collectif, colaboratif, contributif, des nouvelles formes de commun. Quelles formes prennent ses pratiques, qui le produit et comment pouvons nous les évaluer dans le temps? Nous partons donc du constat que les territoires et les sociétés en train de muter favorisent l’apparition de nouvelles formes de co-production entre les territoires, des nouveaux producteurs et les artistes. De nombreux projets cherchent à transformer la coproduction des savoirs en œuvre. Qu’est ce qui relie les gens avec des projets? et pourquoi vouloir faire des liens? Cet art correspondrait-il le mieux à notre ère culturelle et politique? Le champs de l’art évoluant concomitamment avec celui de l’urbanisme, du paysage, de l’aménagement des territoires, on voit alors naitre des nouveaux enjeux qui se jouent à l’endroit de la collaboration, du dialogue de la mutualisation des connaissances. Comment s’articule l’artistique et les différentes politiques (rénovation urbaine, institutionnelles…)
Méthodologie des uns et des autres, quels outils sont convoqués? Que produit l’art quand il est au contact des territoires ? Ce que produit le passage des artistes sur les territoires et comment nous pouvons l’évaluer ?

C’est à partir de l’existant qu’émerge mon terrain de recherche. Souvent là où il y a un déficit ou une saturation de représentations. Comment le trouver ce « terrain », c’est-à-dire l’endroit où enquêter ; faut-il le construire ou est-il déjà présent ? Comment y accéder ? Faut-il le négocier ? Avec qui ? Avec quoi ? Sous quelles conditions ? Le terrain est en somme une production qui implique des transactions et des arbitrages, des sources premières et l’élaboration d’un vaste tissu de relations établies qui, déjà, relèvent de l’enquête. C’est donc aussi une affaire d’ancrage, un ancrage personnel et matériel à construire et à bricoler, qui fournira la première strate de nos collectes..

Il semble important de commencer par une immersion afin de concevoir et d’appréhender ce qui constitue ce lieu. A Nice j’ai cherché pendant quelques mois où travailler, les communautés, les politiques, les lieux comme le M.I.N ou le stade de Foot Allianz?

Pour révéler des relations complexes situées aussi bien du côté des acteurs humains et non-humains que du côté des traces d’activité conduisant à d’autres entités, il faut fouiller. Un signe, des indices, des fragments ? C’est ainsi, en révélant l’existence d’alternatives possibles, en cherchant à construire un avenir se situant hors des schémas habituels et interagissant avec les environnements, que  l’expérience du terrain devient passionnant.

I CAN SWIM HOME

le FILM

Ce film est issu d’une enquête, menée depuis 2 ans entre la Villa Arson,
les Îles de Lérins, les moines de Saint Honorat, des agents de l’ONF, des vacanciers, différents artistes et acteurs du monde de l’art ici et là. Ce film a pour objectif de restituer ce qui a été enregistré – avec l’aide de la fiction comme forme finale.

 

Si les artistes veulent éprouver la prophétie selon laquelle l’art a le pouvoir de lier les mondes entre eux pour faire monde, pour créer du commun, alors ils doivent d’abord faire ré-atterrir leur monde sur Terre.

L’histoire raconte que trois protagonistes, que rien ne lie en dehors de leur statut d’artistes, se retrouvent maintenant unis grâce à une apparition, celle de Sainte Rita. Ce lien extraordinaire les poussera à vouloir s’émanciper de leur monde initial. Ainsi s’enclenchera pour eux une quête qui débutera tout d’abord par un geste simple, celui de quitter le continent en partant sur les îles de Lérins. Là-bas, à l’image des pèlerins du XIIIe siècle qui allaient chercher le miracle, ils partiront à leur tour chercher et comprendre l’utilité, les effets que l’art produit et aussi leur propre place dans le monde.
En traversant la déchirure de l’histoire de l’art moderne avec l’histoire post-moderne, les tautologies des pensées critiques, les temporalités singulières des institutions et les alternatives infernales d’un marché en roue libre, les trois artistes vivront différentes épreuves qui les mettront face à toute cette complexité.

 

LES NOMBREUX COMPLICES ICI et LÀ :

La Villa Arson, Drac Paca, Le Fresnoy, Nuit Blanche Production
Anne-Sophie Milon (Co-scénariste et première assistante réale) Beatrice Celli (seconde assistante) Tristan Grujard (Chef op et cadreur)
Pavlos Ionnides, Rosalie Comby, Edith Mailaender Damien Shultz, Chloé Sassi, Gary Bigot, Claire Migraine, Carol Bücher (actrices et acteurs) Mathieu Simoni et Maxime Alliaume (ingé son) Norman Nedellec (Montage image) Nicolas Delbart (Montage son-SNARK) Laura Bücher (Cheffe déco) T&D (habillage typographique et générique)
Francky Gogo, Krotz Strüder, Eric Chenaux, Bertrand Belin, Dj Psychiatre, Nicolas Montgermont … (Musique )Merci à Tom Bücher, Anne Sophie Milon, T&D, Anne De Malleray, Céline Chazalviel, Justin Sanchez, Claire Migraine, Bruno Racine, Eric Mangion, Frère Vincent et Père Abbé, Sylvain Lizon, Nina Campo, Theano Jaillet, Katja Riedner, Marie Lucie Veran, Hubert Renard, Kaloust Andalian, Laurent Prexl, Christian Rinaudo, Lorène Bücher, Laura Bücher, Rafaêl Bücher et Carol Bücher, Madeleine et Jacques Guillaume, Eric Tassone, Fréderic Poydenot, Nadège Gibeaud, Julien Thuiilliez, M.Gabrielle Penn, Helène Jones, Eloïse Decazes, Damian Junges, Claire Bouffay, Amentia Brochard, Lucie De Bodinat, Léa Doussière, Mélina Ghorafi, Maeva Grapain, Flavie Loreau, Chloé Sassi, Mariam Plauchu, Fantin Lacroix, Hanslay, Tibo Drouet, Sarah Bourlier, Elise Bercovitz Elisabeth Honorat, Sébastien Lenthéric et Marine Ricard de l’ERAC, L’ESA de Nice